Réussir : chance, intelligence ou travail ?

Vous connaissez l’adage « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. » de Corneille ? Parmi vos connaissances, vous devez sans doute connaître quelqu’un qui, en dépit de son jeune âge, possède une certaine sagesse plus prononcée que d’autres. On pourrait se dire que c’est injuste, que c’est sans doute quelqu’un d’intelligent, qu’il a tout compris et qu’il va aller plus loin que les autres, qu’il va réussir sa vie, etc. Eh bien, détrompez-vous.

Certes, parfois être intelligent peut permettre de gagner du temps, mais je pense qu’on peut trouver autant de gens intelligents qui auront réussi leur vie et d’autres qui l’auront ratée (ce qui est de toute façon assez subjectif).

De même, il existe des intelligences différentes mises à rude épreuve par des causes internes ou externes à nos capacités cognitives pouvant influencer n’importe quelle vie négativement. Donc être intelligent, c’est mieux, mais cela ne fera pas toute la différence et vous n’en deviendrez pas nécessairement plus sage qu’un autre.

Sera-t-il plus apte à réussir sa vie s’il a plus de chance ? Etant donné le faible nombre de gagnants du jackpot du loto, statistiquement, on peut se dire que, si la part de chance dans le hasard est souhaitable sur certaines situations où vous n’avez pas la maîtrise de vos projets, miser sur la chance seule n’est certainement pas une solution.

Au travail !

Vous reste le travail. Cela tombe bien, vous savez normalement ce que c’est et vous avez pu vous rendre compte qu’il vous permettait d’avancer année après année, de réussir (ou pas) des examens, etc. Mais qu’en est-il de la majorité des gens qui travaillent ?

A un certain degré d’ambition, tant que ces derniers arrivent à manger à leur faim, à devenir propriétaire et à s’offrir une Ferrari rouge, on peut imaginer qu’ils ont réussi leur vie, mais est-ce si extraordinaire si tout le monde le fait et s’ils mettent toute une vie pour y arriver ?

Je ne dis pas que le travail n’a pas de valeur, bien au contraire, mais il suffit de voir ce que font une minorité de gens :

  • untel passe d’un ordinateur rudimentaire construit dans son garage à Apple,
  • untel passe d’un site d’université à ambition mesurée à Facebook,
  • untel passe d’un moteur de recherche sobre à Google, etc.

Je ne dis pas non plus que vous devez tous trouver une idée géniale et abandonner vos études pour l’entreprenariat. Je tente juste de faire comprendre que l’intérêt du travail est à relativiser dans la réussite.

Mais pas seulement…

En-dehors du fait de prendre conscience du potentiel d’une idée, comme dans les cas cités, il faut surtout cerner qu’il y a une part de chance, une part d’intelligence et beaucoup de travail :

  • La chance, c’est à l’examen que vous la voyez le plus : vous tombez sur un sujet que vous maîtrisez, c’est comme ça, ça arrive, mais vous ne pouvez pas compter sur elle pour tous les sujets.
  • L’intelligence, elle vous aidera à réfléchir ou à vous organiser plus vite ou à trouver des méthodes vous y aidant, comme à assimiler des notions qui vous permettront de savoir où vous renseigner, de manière efficace, auprès de qui poser les bonnes questions, etc. Mais vous ne pouvez pas être intelligent sur tout.
  • Quant au travail, vous ne passerez pas outre, vous pourrez réduire la durée de ce travail ou l’optimiser dans le meilleur des cas sur base de quelques conseils, mais vous n’y couperez pas.

Et parfois les trois se conjuguent extraordinairement : pur hasard, vous avez la chance de tomber sur un article qui vous explique qu’il peut être intéressant de prendre le temps de lire d’autres articles (d’un blog par exemple) avec soin, même s’ils donnent des clés non pas pour travailler moins mais pour travailler mieux, le tout est d’avoir l’intelligence de comprendre que c’est pour votre bien et la boucle sera bouclée !