Etre prêt à tout pour ses études ?

On s’interroge sérieusement sur le profil psychologique à posséder pour être étudiant. Sommes-nous tous égaux face aux capacités nécessaires pour gérer une vie étudiante ? Quelles différences y a-t-il avec un autodidacte ?

Comme dit précédemment, je n’ai pas fait d’études comme les autres étudiants, ayant misé sur de la formation continue, ce qui fait que j’ai tendance à me considérer comme un éternel étudiant, probablement jusqu’au jour où je ne serai plus capable de lire ou d’écouter, mais de là à devenir étudiant dans un établissement d’enseignement supérieur quand la question s’est posée, non merci. Ainsi, je suis plutôt un autodidacte, aussi motivé qu’un étudiant pour apprendre.

On devra donc mettre de côté la motivation qui peut être propre à chacun : si elle est évidente pour un étudiant, croyez-moi, il faut être également très déterminé pour tenter de s’auto-former et ne pas rentrer dans le moule imposé par la société, surtout quand on sait qu’on n’aura jamais de diplôme vendeur sur le marché du travail, généralement avec un salaire revu à la baisse, sauf cas exceptionnels.

D’ailleurs, à tous ceux qui se sentent capables de tenter le coup, je dis allez-y, foncez autant que possible vers vos études, vous vous rendrez compte par vous-même si la vie étudiante vous convient.

Etudiant vs autodidacte : les différences

On peut déjà analyser la capacité d’un étudiant à penser à un projet sur le long terme, qui constitue en réalité un projet intermédiaire et précédent celui de votre vie. Je ne suis pas persuadé que tous les étudiants arrivent à se projeter aussi loin, trop occupés à gérer leur vie étudiante, voire une fois le bac en poche se préoccuper de ce que cette vie étudiante sera et il y a de quoi penser. Néanmoins, je conseille à chacun d’essayer de se projeter, si ce n’est qu’à titre personnel, au moins à cause de son projet professionnel.

Au contraire, un autodidacte ne mise pas sur cet entre-deux, il veut aller plus vite, ne pas suivre le rythme imposé des cours d’un établissement, aller à l’essentiel, sans suivre les étapes du cursus imposé.

En fait, j’aurais tendance à dire qu’un étudiant au sens traditionnel du terme doit pouvoir se sentir apte à étudier beaucoup de domaines intermédiaires avant d’accéder à ce qui peut l’intéresser le plus et/ou ce qui peut lui paraître plus pragmatique.

Le pire est qu’aucun des deux cas de figure présenté n’est certainement meilleur qu’un autre :

  • l’un est d’apparence plus long, sur un temps limité, mais nécessite aussi une motivation sans faille sur toute la durée de ses études, et permet sans doute plus facilement de se spécialiser sur des domaines de compétences ciblés et approfondis,
  • tandis que l’autre est plus hasardeux, mais plus motivant, parce qu’apparemment plus rapide, sur un temps illimité, et plus substantiel, amenant à s’intéresser à des domaines variés, mais sans le même niveau d’approfondissement, l’autoformation étant un gros consommateur de temps car insuffisamment contrôlable.

Quel profil d’étudiant pour demain ?

En tant qu’internaute professionnel, je m’interroge également sur l’étudiant de demain avec l’apport des NTIC : sera-t-il plus proche de l’étudiant suivant la ligne directrice d’un cursus imposé misant sur une certaine quantité d’enseignements ou sera-t-il plus proche de l’autodidacte à qui on donnerait accès à une banque de données pédagogiques lui permettant d’approfondir ses domaines de compétences autour d’un cadre plus intelligent que d’être livré à soi-même ?

L’avenir nous le dira.