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10

Ventre vide = bourses vides


Shopping extrêmeC’est dire que, même lorsqu’il s’agit d’aller faire ses petites courses, il faut être plus malin que les autres, alors que cette action est devenue banale par habitude. Pourtant, cela peut représenter un budget conséquent lorsque l’on n’y fait pas attention.

La mécanique de prudence s’installe rapidement chez un étudiant, car il est sollicité par de nombreux besoins comme par de nombreuses envies. S’il faut absolument se rapprocher du zéro absolu concernant les secondes, il faut également penser à réduire le nombre de ses nécessités.

Certaines personnes ont la facheuse idée de faire l’amalgame entre une envie et un besoin. Pourtant, la différence est assez nette : un besoin vous est par définition nécessaire, tandis qu’une envie est de l’ordre du superflu. Non qu’il ne faille pas suivre parfois ses envies, mais plus vous les suivrez et plus vous vous ferez avoir.

Courses malignes

Aller faire du shopping pour s’acheter des vêtements, est-ce un besoin ou une envie ? Ca se complique car c’est généralement les deux : nous avons tous besoin de nous vêtir, mais plut?t que d’acheter un vêtement qui nous irait simplement, nous pouvons être rassurés par une marque ou pire le désir de posséder un article plus classe ou à la mode, avec le risque de faire fondre un budget.

Il y a une exception : vous éviterez absolument d’aller à un entretien important en Jean’s et baskets. Cependant, on trouve des tenues à caractère professionnel dans certaines enseignes à des prix abordables. Là, n’hésitez pas à prendre le temps de les rechercher.

Là où vous devez réellement tenter de faire attention, c’est pour vos courses alimentaires. Les choix sont tellement vastes qu’on se retrouve sollicités par de nombreuses marques pour un seul type de produit. Sélectionner les moins chères ou les no-name (sans marque) est déjà un réflexe à avoir, certains l’ont par la force des choses.

Une autre astuce c’est d’aller faire ses courses le ventre plein. Pourquoi ? Parce que la faim vous tiraille plus aisément quand votre ventre est vide et que vous aurez plus tendance à acheter et donc à dépenser plus.

D’une manière générale, il faut écourter le plus possible le temps que vous allez passer à faire vos courses, alimentaires ou non, pour limiter le nombre d’opportunités de dépenser plus que de raison.

Faire une liste de courses peut s’avérer également intéressant :

  • d’abord, il y a l’aspect simplement pragmatique de savoir ce qu’on recherche entre les rayons,
  • vous évitez de perdre du temps à retourner acheter quelque chose que vous n’aviez pas acheté précédemment (une nouvelle occasion généralement d’acheter encore plus),
  • vous devez vous tenir véritablement à votre liste, c’est à dire qu’il vaut mieux prévoir préalablement une longue liste, quitte à réaliser sur le terrain que vous n’avez finalement pas besoin de certains produits, plut?t que d’y aller au petit bonheur, car vous seriez alors sur-sollicité par des produits auxquels vous n’auriez jamais songés !

Concernant les bons de réduction, soit ils correspondent à ce dont vous avez réellement besoin soit il ne vous reste plus qu’une seule chose sensée à faire pour ne pas vous laisser tenter : les donner à vos proches pour préserver à la fois votre réseau et votre bourse.

Courses contre mobile

Au fait, je suis farouchement opposé à l’utilisation abusive du téléphone portable, car certains étudiants dépensent plus pour leur mobile que pour leur nourriture, ce qui me semble être une aberration : il faut savoir définir ses priorités et un besoin doit toujours être une priorité face à une envie. Il faut trouver le juste équilibre sans être détourné par des extrêmes.

Idéalement, la vie sociale distante peut passer par Internet, ce qui peut réduire votre facture qui passe de nos jours essentiellement par un forfait. A voir si vous devez absolument communiquer avec votre proche, il faut savoir juger de l’importance de votre communication.

A noter que si vous tenez absolument à joindre un correspondant sur son mobile, utiliser votre téléphone fixe ne vous co?tera rien, certains fournisseurs d’accès proposant gratuitement les appels vers les mobiles. Autant d’argent que vous pourrez utiliser pour vous nourrir (sainement).

Enfin, si vous avez une de vos connaissances qui peut aller faire vos courses, n’hésitez pas à recourir à ses services car vous vous y retrouverez sur deux tableaux : non seulement cette personne aura tendance à respecter scrupuleusement votre liste de courses et votre budget maximal, mais surtout, vous gagnerez entre une demi-heure et une heure de votre temps.

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jan
03

Faut-il croire tout ce qu’on nous apprend ?


Course médiatiqueOn nous rappelle régulièrement que tout ce qu’on trouve sur Internet peut potentiellement être erroné, volontairement ou non. C’est clairement vrai. J’ignore dans quelle mesure, mais peu importe, le plus important est d’être informé de l’existence de ce risque. L’envisager comme un fait reviendrait à devenir parano?aque. Le considérer comme un risque permet de le gérer avec plus d’intelligence.

Cependant, ne nous limitons pas à Internet. Voyons du c?té des autres medias, la volonté de vouloir aller (trop) vite pour nous informer mène à de nombreuses bourdes, notamment annoncer la mort de certaines célébrités. La rapidité n’est donc pas un gage de garantie de la qualité de l’information, bien au contraire.

Au-delà des medias

Dans un cadre pourtant moins rapide, des enseignants peuvent faire des erreurs, probablement involontaires, soit par négligence soit parce qu’ils pensent détenir systématiquement la vérité absolue. Je reste toujours suspicieux envers les cours d’Histoire qui n’ont pas la même utilité que des cours pragmatiques en Sciences : dans les deux cas, certes, les vérités enseignées sont instables et doivent être remises en question régulièrement parce qu’elles peuvent être erronées. Pour autant, le pragmatisme des Sciences me semble plus essentiel dans un contexte temporaire où il est nécessaire d’être informé pour assurer une bonne utilisation de ce savoir. Ce qui est moins le cas des connaissances historiques. Il suffirait de comparer un livre d’Histoire remis à jour régulièrement sur les trente dernières années pour se rendre compte des connaissances jadis acquises à tort. Enseigne-t-on parallèlement qu’elles ne sont pas infaillibles ? Je ne pense pas.

Il en va de même pour les livres qui sont publiés dans un contexte économique fragile, même chez de gros éditeurs, car les co?ts d’édition incluent les pourcentages de nombreux intervenants : l’éditeur, le correcteur, l’illustrateur, l’imprimeur, le diffuseur, le distributeur et évidemment le ou les auteurs, le pire (en pourcentage) restant le libraire. Donc même avec la meilleure volonté du monde, nul doute que l’obligation de devoir publier trop rapidement un livre pour des raisons purement économiques (pour être prêt pour une rentrée universitaire par exemple) ne constituera pas plus une garantie que le livre sera dépourvu d’erreurs.

Avoir connaissance du risque

Quoi qu’il en soit, lorsqu’on a conscience d’un risque, on fait tout ce qu’il faut pour éviter de jouer avec le feu ou de se contenter de fermer les yeux en attendant que le mal passe. Un enseignement peut être suffisamment important pour devoir agir. L’unique manière d’agir intelligemment est de prendre le temps de s’informer ailleurs et de recouper les informations entre elles.

Les autres avantages de la vérification peut être non seulement de découvrir des infos complémentaires, possiblement pas inutiles, mais aussi de conna?tre d’autres visions d’une même information pouvant être essentielles pour l’assimiler plus aisément. Après vérification, ce sera ainsi plus facile de gérer le savoir acquis et surtout plus rassurant.

Ce qui me rassurerait c’est que vous assimiliez la portée de cet article et que vous ne croyiez pas ce qui vient d’être expliqué : prenez le temps d’en vérifier la pertinence.

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déc
23

Vos ? bonnes résolutions ? sont-elles bonnes pour vous ?


Nouvel étudiant, nouvelle année, nouvelle vie ?Si les derniers jours de décembre marque l’arrivée d’un surplus d’action autour des fêtes de fin d’année, ils précédent généralement une autre habitude : une prise de décision ayant un impact sur la prochaine année et concernant la volonté de rendre positive une habitude considérée comme négative.

Généralement, ce rituel ne porte que très rarement ses fruits, mais il a sans doute le mérite pour quelques rares exceptions d’amener à une décision concrète. Pour autant, peut-on s’en satisfaire ? D’abord parce que le résultat ne suit pas souvent la volonté initiale, mais surtout parce que je ne vois pas comment on peut se satisfaire d’une telle décision une seule fois par an, qui plus est probablement non respectée.

Bonnes résolutions… multiples

En effet, pourquoi ne pas réitérer vos bonnes résolutions tout au long de l’année ? Je ne veux pas nécessairement dire qu’il faut passer à un énième rituel similaire qui interviendrait non plus une fois par an mais une fois par mois. La régularité aurait certes un intérêt si cela pouvait vous forcer un peu la main. Cependant, la discipline peut se passer d’une assiduité de ce genre car elle se rapprocherait de la superstition, avec toute la na?veté qui en découle.

Ce qui est dérangeant avec ce concept de bonnes résolutions c’est qu’il peut sous-entendre que vous auriez pu penser à cette résolution au cours de l’année précédente, mais que vous l’avez gardée pour l’année suivante, pour bien démarrer la nouvelle année. Si ce n’est pas de la procrastination, de quoi s’agit-il d’autre ? Une version pire que ce qu’on peut parfois vivre : il arrive qu’on repousse une tache au lendemain, à la semaine suivante ou à une autre période de l’année, mais de là à attendre l’année suivante… On dépasse le cap de la superstition et on se retrouve affublé d’une quasi pathologie psychiatrique !

Plus sérieusement, si vous devez arrêter de fumer, compte tenu de l’évidence du danger pour vous et vos proches, pourquoi attendre pour mettre en place un effort immédiat (ou pas trop éloigné dans le temps) qui peut vous faire gagner quelques années de vie ? Repousser l’échéance peut sans doute donner l’impression qu’on aura plus de force à un autre moment pour suivre sa bonne résolution, mais en quoi le début d’une nouvelle année devrait constituer le moment le plus adéquat ?

Question de motivation

Ce qui vous manque ce n’est pas tant de trouver le bon moment, ce ne le sera peut-être jamais, ce qui vous manque c’est la motivation, votre résolution doit donc avoir un réel intérêt pour vous-même, sinon vous ne ferez pas mieux que les autres et dans ce cas autant éviter de se promettre quelque chose que l’on ne fera pas. Evitez les résolutions concernant les autres, si déjà vous réussissez avec vous-même ce sera déjà bien, sauf peut-être pour quelqu’un vivant avec vous, si votre résolution concerne votre mode de vie.

En tant qu’étudiant, vous devez multiplier les efforts de toutes sortes donc je ne doute pas que vous ayez l’esprit assez occupé pour vous faire piéger par un tel rite, et c’est vrai que certaines préoccupations peuvent briser la moindre motivation à changer de vie à tout instant, mais plus vous essaierez de garder à l’esprit qu’une bonne résolution peut s’effectuer, après réflexion, assez rapidement, plus vous serez apte à passer un cap facilement. En les multipliant, ce comportement deviendra aisément un nouvel instinct. Peut-être la base de votre survie pour une énième nouvelle année.

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